Concert de John Williams au Hollywood Bowl !
18 09 2009Si vous saviez ce que ça représente pour moi d'écrire ce post... Ça veut tout simplement dire que je viens de réaliser mon rêve : voir John Williams, un des plus grands compositeurs de musique de films, en concert ! C'est ce rêve qui a motivé le voyage aux États-Unis que j'ai fais cette année, du 3 au 15 septembre, le concert ayant lieu le 4 septembre au Hollywood Bowl à Los Angeles. Je ne raconterais ici que cet épisode et non la totalité du voyage, qui aurait besoin d'un post beaucoup plus conséquent que je ne suis pas prête à écrire pour le moment – effet post décalage horaire oblige.
Nous avions choisi un hôtel qui se trouvait à la fois près des Universal Studios qu'on voulait visiter et du Hollywood Bowl, car il valait mieux ne pas avoir à faire trop de trajet, surtout la nuit après le concert. Arrivés là-bas, nous avons été dirigés vers une place de parking, enfin quand je dis une place, ce n'est pas comme on l'entend ; il y avait environ quatre files de voitures, et on se garait les uns derrière les autres – en gros, personne ne pouvait partir avant que tout le monde soit sortit du concert... Petite fouille des sacs, on récupère les billets au Will Call sans aucun souci, et c'est parti ! Mais d'abord, un petit arrêt dans la boutique officielle du Hollywood Bowl où je trouve à mon grand bonheur des sabres lasers ! Eh oui, car la tradition veut qu'à chaque concert de John Williams au Hollywood Bowl, tous les fans brandissent leur sabre laser lorsqu'il joue un morceau de Star Wars, et ça, je ne voulais pas le manquer ! On s'est donc acheté 2 sabres lasers à 10$ chacun, et on a pris la version pliable pour les ranger facilement dans nos valises. J'ai aussi craqué pour un crayon en forme de clé de sol, ça fera un petit souvenir de plus :-)
Parés de nos sabres, nous entrons dans la salle de concert qui ressemble à un stade en plein air. La scène est très grande, avec son dôme en arc de cercle. L'attente est longue, et nous voyons le soleil se coucher lentement pour laisser place à la nuit. Drôle de spectacle également, les habitués qui viennent avec leurs coussins, couverture et des repas entiers sur plateau ; certains ont même prévu le vin rouge ! Les quatre écrans répartis sur les deux côtés des gradins s'allument et laissent défiler les prochains événements ainsi que des recommandations sur le silence dont doivent faire preuve les spectateurs durant le concert. Les musiciens, déjà présents, s'échauffent et enfin, John Williams apparaît, sortant du côté gauche de la scène !
Le Los Angeles Philharmonic Orchestra commence par interpréter l'hymne national américain, et tout le public se lève afin de l'accompagner vocalement – et il y avait de sacrés bons chanteurs à côté de moi, on aurait dit des chanteurs d'opéra ! Puis John Williams présente celle qui accompagnera toute la première partie de son concert : Lynn Redgrave, célèbre – mais pas pour moi – actrice britannique. Elle a apparemment joué dans des films comme Spider, Peter Pan, et aussi dans un épisode de Desperate Housewifes. Après un tonnerre d'applaudissements, elle commence à raconter l'histoire d'Harry Potter, qui sera donc le thème principal de ce concert à ma plus grande joie ! John Williams a choisi de jouer sur la polyvalence musicale de ce thème en interprétant de façon irréprochable ce qui suit :
- Hedwig's Theme (mon préféré, et tellement plus émouvant quand on l'écoute joué en live par un des meilleurs orchestres dirigé par un des meilleurs compositeurs au monde !)
- Aunt Marge's Waltz (très bien interprété aussi, mais je vais arrêter de le préciser car tous les morceaux ont été superbement interprétés ; le morceau était agrémenté d'extraits du film qui passaient sur les écrans)
- Diagon Alley (dans une version que je n'ai jamais entendue et qui est encore mieux que l'originale !)
- The Knight Bus (morceau avec des airs jazzy qui est assez compliqué à jouer pour un orchestre et qui comprend de nombreux sons un peu spéciaux comme des sifflements, et qui ont tous été reproduits à merveille)
- Fawkes the Phoenix (très beau)
- Nimbus 2000 (version avec presque exclusivement des bois)
- Chamber of Secrets
- A bridge to the Past
- Harry's Wondrous World
Entre tous ces morceaux – heureusement pas pendant – il y a eu quelques perturbations comme un grillon qui devait être devant un des micros, ce n'est pas possible autrement, et surtout des hélicoptères qui survolaient le Hollywood Bowl, et à ce propos John Williams a fait une blague qui a fait rire beaucoup de monde, mais pas moi vu que je ne l'ai pas comprise sur le coup, mais je l'ai retrouvée dans un des commentaires du concert sur Internet et je n'en ris donc que maintenant :
"Helicopters... Now, that would be a good soudtrack. I've always wondered, are they in the key of C or the key of B flat?"
Quel humoriste, ce John Williams... Il a d'ailleurs fait plusieurs petites piques humoristiques durant ses discours.
Déjà l'entr'acte...
Après 15 minutes, le concert reprit son court avec un medley des plus grandes musiques de films (Tribute to the film composer) :
Warner Brothers Theme, Casablanca, Citizen Kane, 20th Century Fox Theme, Star Wars, The Sea Hawk, Spellbound, Titanic, Psycho, Jaws, The Pink Panther, Exodus, Out of Africa, Doctor Zhivago, The Bridge on The River Kwai, Patton, Rocky, The Magnificent Seven, The Natural, Cinema Paradiso, The Godfather, E.T. and Gone With The Wind.
Bien sûr, aux premières notes de Star Wars, tout le monde a sorti son sabre laser, même si ça n'a duré que quelques secondes !
John Williams a ensuite présenté trois musiciens, Dan Higgins (saxophoniste alto), Alan Estes (vibraphone) et Mike Valerio (basse), qui sont tout trois les musiciens qui ont joué la bande originale du film Catch me if you can (Attrappe-moi si tu peux) et qui ont rejoué ensemble trois morceaux tirés de ce film à l'occasion du concert : Closing in, Recollections et Joy Ride. Autant dire que ce trio hors-pair les a parfaitement bien interprété, et que ce fut l'occasion pour moi de redécouvrir cette BO pas tout à fait comme les autres par son influence profondément tirée du jazz=;
Une autre soliste, mais au violon cette fois, a fait son entrée pour le morceau suivant, As Time Goes By, du film Casablanca, magnifiquement bien interprété. Puis suivi Devil's Dance, je ne sais pas du quel film ce morceau est tiré, mais il était vraiment très beau, et il y a eu le morceau Love Scene de Dracula, que je ne connaissais pas non plus mais qui m'a agréablement surprise.
Vint enfin un morceau plus familier, Superman, très bien interprété également – je le précise car ce morceau est particulièrement riche en cuivres et ceux-ci ont l'habitude de flancher dans tous les autres concerts que j'ai vu, mais pas dans celui-ci ! Pour l'occasion, le dôme du Hollywood Bowl s'est vêtu de bleu, de blanc et de rouge. Des extraits des films de Superman mais aussi Batman (dont le tout dernier) passaient en même temps, bien que je n'ai pas bien compris la présence de Batman dans le montage, mais soit :-)
A la fin du morceau, John Williams fait lever tous les musiciens et fait un salut au public. Quoi, c'est déjà fini ?? Et il n'a pas joué de morceau de Star Wars ?? Eh non, car il revient sur scène sous un tonnerre d'applaudissements pour nous interpréter un "morceau pour un très vieil ami d'à peu près 900 ans" : Yoda's Theme. C'est un thème qui ne m'était pas resté en mémoire et qui est pourtant magnifique, c'est donc avec un grand plaisir que je l'ai (re?)découvert. Il était très doux et j'ai trouvé qu'il était très bien interprété, bien que certains parlent d'une faute assez importante du joueur de cymbale tout au début dans leurs commentaires, mais je ne l'ai pas remarqué ! Si c'est le cas, ce serait bien la seule faute de tout le concert...
John Williams salue une nouvelle fois le public, et part. Non, pas déjà ! Eh non, car il revient une deuxième fois sous les cris du public en leur faisant un petit coucou. Lorsqu'il monte sur son estrade, il fait mine de brandir un sabre laser, petit clin d'oeil à tous ces fans à qui il a fait une frayeur en partant plusieurs fois sans avoir joué Star Wars ! Et là, il lance l'orchestre qui joue Star Wars Main Title, et tous les sabres laser s'allument dans la nuit, battant la mesure ! Les nôtres brillaient plutôt bien, et changeaient de couleur en boucle. On voyait quand même qu'il y avait plus de sabres lasers vers le fond que tout devant, car devant ça devait être des gens d'une classe un peu plus huppée, normal, à 150$ la place... Nous étions assez bien placés, à peu près au milieu en fait, je crois qu'on avait payé 48$, mais on avait une bonne vu d'ensemble, pas trop loin, et le son était super.
Le morceau se finit, et John Williams s'en va à nouveau... Ah s'il pouvait revenir encore une fois... Eh oui ! Il revient une troisième fois, cette fois-ci pour interpréter ET ! Quel magnifique morceau, superbement interprété comme toujours... J'ai même eu la larme à l'oeil !
John Williams repart une nouvelle fois... Peut-être est-ce bien finit cette fois... Eh non ! Il revient pour la quatrième fois ! Quelle chance, l'artiste que je préfère fait plus de "encores" que tous les autres ! Ça tombe bien, je n'ai jamais envie que ça s'arrête ! Cette fois, c'est Imperial March, un autre thème connu de Star Wars, et tous les sabres lasers se remettent en marche. A la fin du morceau, il fait un dernier salut accompagné d'un signe qu'il va dormir, et là je me doute qu'il ne reviendra pas. Il nous a presque donné tout un concert d'encores, alors je ne vais pas me plaindre !
Bref, c'était un concert inoubliable, et j'espère pouvoir revoir un jour cet étonnant compositeur qu'est John Williams !
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